Histoire

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4. L'ancêtre Jacques Ériché dit Louveteau

Brève histoire de Jacques Ériché, notre ancêtre, avec des liens menant aux documents les plus importants le concernant lui et sa famille.

On ne connait pas exactement la date d'arrivée en Nouvelle-France de notre ancêtre, Jacques Ériché dit Louveteau,  mais celle-ci se situe entre 1693 et 1696. On sait qu'il est venu ici en tant que soldat des troupes franches de la Marine et qu'il a servi sous le commandement du capitaine Jacques Levasseur de Neré, ingénieur du Roi. À ce titre Jacques a donc certainement travaillé à construire les ouvrages de défense de Québec.

La première mention de Jacques en Nouvelle-France se situe cependant en 1697 alors qu'il est hospitalisé à quelques reprises à l'Hôtel-Dieu de Québec.  La cause de ces hospitalisations n'est pas connue mais on sait que la variole sévissait alors à Québec.  C'est aussi en 1697 que le traité de Ryswick est signé mettant fin, entre autres,  à la guerre entre Louis XIV et l'Angleterre et que Jacques Levasseur de Néré  retourne en France pour y recevoir des soins.  Poursuivre la construction des ouvrages de défense de Québec devient donc moins urgent.

Jacques quitte l'Hôtel-Dieu de Québec pour la dernière fois en décembre 1697 et on le retrouve à Montréal dès le 31 mars 1698 alors qu'il passe un contrat de mariage devant le notaire Antoine Adhémard et ce dans la maison de son futur beau-père, Pierre Joffrion.  Le mariage avec Marie Joffrion sera célébré à Notre-Dame de Montréal quelques jours plus tard soit le 7 avril 1698.  Pour visionner cet acte de mariage et sa transcription vous pouvez cliquer ici.


Pourquoi Jacques se retrouve-t-il à Ville Marie quelques mois seulement après sa sortie de l'hôpital de Québec? Comment a-t-il connu sa future épouse? Que fait-il à Ville Marie? Ce sont là toutes des questions pour lesquelles on n'aura probablement jamais les réponses complètes mais il est quand même possible de spéculer à partir des quelques données dont nous disposons.

On sait que Pierre Joffrion est à Ville Marie en 1692 où il effectue des travaux de maçonnerie pour les Sulpiciens.  Jacques ayant travaillé à la construction des ouvrages de défense de Québec, on peut penser qu'il a connu son futur beau-père par son travail.

Lors de son mariage l'un de ses témoins est Pierre Lamoureux dit St-Germain, un très important marchand et bourgeois de Ville Marie et il est accompagné de nombreux membres de sa famille et d'un autre marchand de Ville Marie, Pierre Delestage.  Le même Pierre Lamoureux est aussi le parrain de sa première fille en 1699 et la marraine est Anne Chaspoux, épouse de Jean Soumande, aussi marchand de Ville Marie.  Lors du baptême de Marie Josephe en 1700, c'est l'épouse de Pierre Lamoureux, Suzanne Decelles,  qui est la marraine.  Il semble évident que pour une raison ou une autre Jacques a tissé des liens avec ces marchands de Ville-Marie.  Il est en fait plus que probable qu'il a travaillé pour eux au cours des années 1698 à 1700-1702.

Le 26 février 1700, il loue pour 4 ans une terre de deux arpents de front par vingt arpents de profondeur appartenant à Antoine Berthelet dit Savoyard et située à la Côte Notre-Dame-des-Neiges.  Sa seule obligation est d'y défricher des arpents de terre et de cultiver l'arpent dont les arbres ont déjà été abattus.

Il ne restera cependant pas 4 ans sur cette terre puisque le 16 juin 1702 les Sulpiciens, qui sont alors les Seigneurs et propriétaire de Montréal, lui concèdent une terre de soixante arpents de superficie à la Côte St-Michel.  Pour voir une photocopie de cet acte notarié et sa transcription, vous pouvez cliquer ici.

Jacques et Catherine ont alors 2 enfants vivants soit Marie Anne née en février 1699 et future épouse de Jean Baptiste Joly et Jacques jr né en mai 1701.  Leur deuxième fille, Marie Josephe est décédée 3 jours après sa naissance en juin 1700.

Un quatrième enfant, François, naîtra quelques mois plus tard soit le 22 octobre 1702.  Lors de son baptême il est nommé François Riché.  Il est le premier des deux garçons de Jacques qui auront une descendance.  François étant né seulement quelques mois après que Jacques ait obtenu sa concession de la Côte St-Michel, il est peu probable qu'il y soit né.

Les treize derniers enfants naîtront très probablement tous sur la terre de la Côte St-Michel.  Trois d'entre eux atteindront l'âge adulte et auront une descendance jusqu'à nos jours: (1) Marie Cécile née en 1704 et future épouse de Pierre Plouf, (2) Jean Baptiste, mon ancêtre, né en 1705 et finalement (3) Marie Madeleine, future épouse de François Marie Libersan, née en 1709.  Vous pouvez consulter un document décrivant la famille de Jacques et Marie en cliquant ici.

Le 8 décembre 1713 on le retrouve en compagnie d'un jeune de 12 ans de la Côte St-Michel , Jean Périneau, alors qu'il est appelé à témoigner dans une  cause criminelle opposant François Chantelou et Jacques Richard.  Vous pouvez consulter un début de transcription des documents concernant cette cause en cliquant ici. Les 22 pages constituant le dossier sont relativement facile à lire;  si vous voulez exercer vos capacités à lire le français du 18è siècle en transcrivant ces documents vous pouvez le faire en cliquant ici








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